22 - Rz_31[1] mosaique de champ artificiel

26.09.2014

La Bio-économie des champs

L’agriculture, l’aquaculture, l’agro-industrie et les bio-déchets participent tous aujourd’hui à la transformation intelligente de l’énergie du soleil en molécules hydrocarbonées, stockables et renouvelables. La plupart sont comestibles, mais toutes sont également à la base de matériaux ou de polymères qui sont en outre des réserves d’énergie et qui constituent parallèlement des « puits » de carbone. Certes, la production, la récolte et la transformation de tous ces « bio-produits» consomment elles aussi un peu d’énergie, mais avec généralement une très grande sobriété et avec des éco-bilans remarquables comparés aux filières traditionnelles et énergivores de l’ère industrielle. Et dans le même temps, ces productions « des champs», comme celles des bois, sont effectivement des «pompes à carbone atmosphérique» naturelles grâce à la photosynthèse. Ce sont les seules dans ce cas sur la planète, avec les océans et les forêts. Ce qu’elles émettent comme gaz à effet de serre d’un côté, elles le réabsorbent de l’autre, et elles stockent en plus le carbone, transitoirement. Les bio-filières fonctionnent donc comme de véritables « amortisseurs à CO2 » et comme des remparts contre la dérive climatique de notre planète. Dès lors, les activités des champs, des bois et des bio-déchets ont des bilans globaux flatteurs en terme d’énergie comme en terme d’effet de serre, bilans désormais reconnus comme tels par les spécialistes, mais pour autant largement ignorés dans l’opinion ! Ceci explique notamment, pour 2020/2030 et au-delà, les ambitions majeures qui sont désormais celles de la France en terme de « carbone vert », face à la raréfaction des ressources fossiles et aux dangers du climat. Ces ambitions (Paquet énergie-climat, facteur 4) sont résumées ci dessous pour la France en ce qu’elles impliquent majoritairement la bio-économie. Les-ambitions-du-carbone-vert