Atouts, concurrences et synergies des filières bioéconomiques - Le CLUB des Bioéconomistes
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Atouts, concurrences et synergies des filières bioéconomiques

Panorama des filières  du « carbone vert » !

Le CLUB / 2015

La bioéconomie s’appuie, en France, sur dix principales filières (sans compter l’agro-alimentaire et les biofertilisants), aux caractéristiques très variées :

– Les filières matériau d’abord, dont les produits prolongent la vie du stock de carbone…
* Bois matériau et panneaux / papiers / fibres : ce sont des filières massives, matures et compétitives, avec un potentiel toujours très élevé d’innovations,
* Néo-matériaux fibreux, composites et polymères : ce sont des filières récentes, prometteuses, proches de la compétitivité, et extraordinairement créatives,
* Chimie du végétal de première génération : il s’agit de filières innovantes en pleine croissance, dont la plupart sont déjà matures et compétitives,

– Les filières énergétiques ensuite (bioénergies)
* Bois énergie (combustion) : c’est une filière massive, mature et pratiquement compétitive selon le prix du pétrole,
* Biocarburants de première génération (ressources agricoles) : il s’agit de filières massives, matures, et désormais quasi-compétitives (fin de la fiscalisation aménagée en 2016),
* Biocarburants (et chimie) de deuxième génération (base cellulose) : ce sont des filières prometteuses, mais non matures encore au plan industriel et non compétitives (stade pilote),
* Biocarburants (et chimie) de troisième génération (micro-algues et micro-organismes) : ce sont des filières aléatoires, non matures et très loin d’être compétitives à un horizon visible pour des applications énergétiques (stade recherche et développement). Seules des niches bio-pharmaceutiques de valorisation ont pu à ce jour être développées.
* Méthanisation : c’est une filière essentiellement territoriale (sauf sur sites industriels ou urbains de dépollution), mature, mais non encore compétitive (nécessité de tarifs électriques + d’aides à l’investissement) et de portée modeste,
* Biomasse / gazéification : la filière gazéification à haute température est stratégique et prometteuse, mais les technologies sont toujours non matures et non compétitives (stades recherche et développement ou pilote)
* Bio-électricité (base combustion) : cette filière à faible rendement bio-électrique est subordonnée de fait, sauf exception (ex. DOM et situations insulaires), à la valorisation conjointe de la chaleur co-produite (cogénération). Elle est mature, mais non encore compétitive (tarifs électriques).
Toutes ces nouvelles bio-filières n’ont en fait que 20 à 30 ans d’existence, mais elles structurent d’ores et déjà fortement l’économie française (voir tableau ci après). Elles sont toutes interdépendantes entre elles, ainsi qu’avec les productions alimentaires, pour ce qui est de la mobilisation et du renouvellement des bio-ressources qui les approvisionnent.

 

Les performances de la bioéconomie en France

• 13,6 M tep*/an de bioénergies, soit 6 % du bouquet énergétique national (bois énergie, biocarburants, méthanisation, cogénération, etc.)

• 35 M tonnes/an de bois, fibres et assimilés pour la construction, la décoration, l’emballage, les papiers-cartons et la xylochimie

• 500 à 600 000 ha de cultures agricoles dédiées à la chimie, à l’industrie des fibres et à la parfumerie/pharmacie

• 300 Mt/an d’amendements organiques et de bio-fertilisants

1 tep ou tonne équivalent pétrole # 7 barils de pétrole # 4 tonnes de bois/biomasse