La bioéconomie et ses filières…
2012
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La bioéconomie et ses filières…

Un résumé des synergies du « carbone vert »

Le CLUB / FORMULE VERTE / 2018

Qu’est ce que la bio-économie ?

La bio-économie prend en considération toutes les activités basées sur l’utilisation du carbone renouvelable d’origine photosynthétique. Ce carbone peut être issu de l’agriculture, de la sylviculture, de la biologie marine et des biodéchets. Il s’oppose en cela aux matières premières épuisables d’origine fossile, pétrole, gaz et charbon, aux matières fissiles telles que l’uranium nucléaire et aux matières minérales. Il existe quatre grandes composantes de la bio-économie : La première de ces composantes, la plus importante, est bien sur l’alimentation. La seconde reste la composante matériaux, avec en particulier le bois, le papier et leurs dérivés, mais aussi avec les textiles, les cuirs et les nouveaux matériaux bio-plastiques et fibro-composites. La troisième concerne toutes les filières de la chimie bio-sourcée, qui sont en pleine croissance, et la quatrième aborde enfin les filières de l’énergie. Cette dernière composante « énergie » est d’ailleurs complexe car elle touche toutes les formes d’énergie (biocarburants, biogaz, syngaz, chaleur et électricité).

Quel est son poids dans notre économie actuelle ?

Dans le domaine traditionnel de l’alimentaire, comme dans la filière bois-papier, on est quasiment, par nature, à 100 % de « bio-économie ». Dans la chimie, la part des approvisionnements bio-sourcés est de l’ordre de 11 % , et elle est probablement de 6 % dans les néo-matériaux et dans les énergies. On peut dire en résumant que la France est « bio-économique » à 6 % environ dans toutes les filières des matériaux, de la chimie et des énergies. Et la France est très bien placée au niveau mondial. Aujourd’hui des feuilles de route stratégiques existent pour développer la bioéconomie en France et en Europe dans le cadre, notamment, du paquet énergie climat et de l’objectif « facteur 4 », suite à la conférence climat de la COP21… Leur traduction revient à viser une contribution possible de 10 % de la bio-économie à notre économie dans les 10 à 15 ans à venir, soit un doublement.