distillerie

14.02.2015

Distilleries ou bioraffineries ?

Les distilleries vinicoles ? - Les 50 entreprises françaises de distillation vinicole, traditionnelles et innovantes, sont spécialisées dans la valorisation des sous-produits de la vinification (marcs de raisin et lies de vin). Elles sont ancrées dans les régions viticoles où elles portent 2000 emplois « non délocalisables ». L’activité de ces entreprises offre un support incontournable à la viticulture française. Et toutes ces distilleries sont créatrices de valeur ajoutée dans tous nos territoires « de la vigne et du vin », tout en oeuvrant au profit de l’agroécologie et de l’économie verte dans notre pays. - Les procédés qui sont en oeuvre dans les distilleries transforment les sous-produits vinicoles en matières premières biosourcées issues d’un recyclage performant. Elles éliminent les pollutions diffuses et affichent des bilans énergie-carbone exemplaires, lesquels répondent notamment aux enjeux climatiques. Ces entreprises valorisent en réalité les sous produits organiques de la vinification, en véritables « produits renouvelables du futur », variés, approvisionnant les marchés agro-alimentaires, ceux de l’énergie, de la chimie verte, de la cosmétique et de l’agronomie (éthanol, alcool, pépins de raisin, pulpes, tartrates, fertilisants normés…). Plus encore, ces produits continuent d’être à la source d’innovations constantes (tanins, charbons actifs, colles vertes, méthanisation après distillation…). - Alors, la question qui introduit cet article, « distilleries ou bioraffineries ? », trouve à l’évidence sa réponse ! Oui, ce qui fut longtemps considéré comme de simples distilleries ouvre aujourd’hui la voie à de véritables « bioraffineries » vinicoles innovantes. Ces unités agro-industrielles originales font d’ailleurs référence, en France, dans la plupart des domaines de la bioéconomie (valorisation des produits et des sous produits issus de la photosynthèse), tout comme dans l’économie circulaire (recyclage). Distilleries, bioraffineries…, ces entreprises obéissent en tout état de cause à une logique parfaite de développement durable . Les messages de la bioéconomie vinicole ! - On peut le dire: les « bioraffineries » vinicoles concourrent à la maîtrise de l’énergie, à l’économie des matières premières, au recyclage ainsi qu’à la gestion durable des sols agricoles, et ceci tout en enrichissant les filières alimentaires, les marchés des matériaux, ceux de la chimie verte et les énergies renouvelables. Elles confortent ainsi les filières massives de la bioéconomie qui sont en plein développement en France et en Europe. - Les multiples bénéfices qui sont ainsi dégagés par la valorisation des gisements de biomasse permettent alors, dans le cas des « bioraffineries » vinicoles, d’optimiser la production de valeur et l’emploi durable dans les territoires concernés. Simultanément, elles minimisent les impacts environnementaux. -Productivité, efficacité, sobriété deviennnent alors , pour ces « bioraffineries » vinicoles, des axes majeurs et durables pour appuyer « l’agroécologie » et « l’économie verte » au service d’une nouvelle croissance soutenable. Claire Douence / UNDV / Le Club des Bioéconomistes