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19.05.2014

Introduction au CLUB

A l’occasion d’un grand colloque qui fut organisé le 12 décembre 2012 à Bercy sur le thème de « L’économie verte au service de la croissance », les principaux enjeux et les ressorts de la bio-économie (c’est à dire de l’économie de la production et de la valorisation de la biomasse, d’origine photosynthétique) furent analysés et commentés devant près de 400 responsables économiques et institutionnels, avec la participation d’intervenants, de journalistes et de témoins français ou étrangers du plus haut niveau. Cela en valait vraiment la peine, car les enjeux et les performances de ces bio-filières sont souvent méconnus et incompris, quoique d’importance stratégique !…

Les néo-filières de transformation de la biomasse (pour l’énergie, la chimie, les matériaux…) sont en effet toutes renouvelables et sobres. Elles n’ont que 20 à 30 ans d’existence mais elles réalisent déjà près de 14 Mds€/an de chiffre d’affaires en France, avec la création d’environ 70 000 emplois nouveaux. Le tout vient bien sûr s’ajouter aux bio-filières plus traditionnelles du bois-fibres et de l’agro-alimentaire (600 000 emplois au total) qui furent massivement et historiquement à l’origine de la bio-économie, et dont elles constituent encore le socle.

Au total, la bio-économie contribue ainsi pour plus de 5 % à l’approvisionnement de l’ensemble de nos marchés nationaux des matériaux, de la chimie et des énergies, carburants compris. Ces 5%, ce sont autant d’hydrocarbures fossiles et de ressources minérales qui sont substituées et économisées. Et un doublement de ces performances est d’ores et déjà prévu en France pour 2020/2025, et plus encore vers le milieu du siècle ! La France figure ainsi parmi les cinq grands pays les plus « bio-dynamiques » au Monde (USA, Brésil, Chine, France, Allemagne).

Face à de tels défis, qui sont réellement durables, et face aux obstacles, aux concurrences et aux normes à surmonter pour développer cette économie « bio-sourcée », de nombreux experts, professionnels, industriels et chercheurs ont compris très vite qu’il était indispensable de s’engager pour promouvoir les acquis et les atouts sans équivalent de cette bio-économie renaissante, encore fragile, mais si riche en innovations.

C’est ainsi que, après la création d’AGRICE (Agriculture pour la Chimie et l’Énergie) pour promouvoir la recherche, le “CLUB des Bio-économistes” fut lancé au printemps 2012 pour diffuser l’information. Le CLUB publia alors un premier ouvrage de référence « bio-économique » (L’HARMATTAN. 2012. “Les triples A de la bio-économie”).

Le CLUB des Bio-économistes vise en effet à favoriser le développement de la bio-économie par « mieux d’information et mieux d’éducation ». L’objectif est notamment d’anticiper et de vulgariser les besoins croissants de nos sociétés, qui sont confrontées désormais à “un monde fini”, celui du pétrole.
« L’économie du carbone vert…» c’est à dire la bio-économie, figure finalement parmi les rares stratégies « gagnantes-gagnantes » qui puissent répondre à ces défis critiques du siècle.