1er avril terre

25.05.2017

Premier avril… Effet de serre et croissance (de notre envoyé spécial à Sydney)

De nombreuses études conduites depuis la fin du siècle dernier en Allemagne et en France ont montré que l’accroissement annuel des arbres forestiers avait plus que doublé, en moyenne, en 100 ans, notamment pour les peuplements résineux des Vosges et de la Forêt Noire.

Ce phénomène, quoiqu’imputable partiellement à une sylviculture plus intensive et à une meilleure sélection variétale des essences forestières (peuplements classés, vergers à graines…), semble majoritairement du à la « fertilisation » des forêts par le CO2 émis en excès dans l’atmosphère.

Partant de ce constat, vérifié d’ailleurs depuis dans d’autres parties du monde, un biologiste et un démographe australiens de l’université de Camberra ont cherché à établir si l’accroissement de l’effet de serre pouvait avoir également un impact sur la croissance de l’espèce humaine !

Leurs études ont pu notamment montrer que :

1/ Sur un siècle, il existait un coefficient de corrélation positif de 0,96 entre l’accroissement du taux de CO2 atmosphérique et celui de la taille moyenne de la population britannique, telle qu’elle ressort en particulier des fichiers-client historiques de 56 des plus grands magasins de prêt à porter de Londres, Liverpool, Leeds et Manchester.

2/ Il existerait apparemment une corrélation négative (quoique non complètement décisive) entre la taille moyenne d’une population donnée et le taux de boisement de la région dans laquelle elle vit.

Deux exemples extrêmes sont cités par les chercheurs ;

-celui des Massaï du Kenya, qui occupent un territoire de savane claire, et dont la taille moyenne est, pour les hommes, de 1,87 m ;

-celui des pygmées du Gabon, dont la taille moyenne pour les hommes est de 1,59 m alors qu’ils vivent sous le couvert de la forêt dense.

La conclusion de ces travaux, qui vient de faire l’objet d’une séance spéciale conjointe entre l’Académie australienne des sciences et de la Fondation aborigène de Sydney, a aussitôt interpelé la communauté scientifique mondiale, dans la droite ligne d’ailleurs du round de négociations sur le climat.

Il existerait bien une concurrence directe entre l’homme et la forêt pour l’absorption et la fixation du gaz carbonique…

Tentons d’être clairs pour nos fidèles lecteurs :

Plus la forêt régresse et disparait, plus l’homme se redresserait et grandirait en taille (c’est d’ailleurs ce qu’a toujours plaidé le paléoanthropologue français Yves Coppens à propos de l’apparition de la bipédie chez les Australopithèques il y a plus de quatre millions d’années. Mais, contrairement à toute logique, les Australopithèques ne vivaient pas en Australie…

A l’inverse, plus la forêt pousse, et pousse vite, plus l’homme se ferait tout petit…

Lors d’un interview exclusif et discret que votre serviteur a pu ce jour même obtenir de la part de nos deux chercheurs australiens, ces derniers m’ont avoué pour finir, et sous le sceau de la confidentialité, qu’ils avaient une intuition extraordinaire dont ils entendaient bien vérifier prochainement les fondements, avant de la rendre publique.

Je vous livre donc cette extraordinaire vision en totale exclusivité…

Selon mes interlocuteurs, et partant des découvertes précédentes, la différence structurelle de taille entre les hommes et les femmes ne serait pas due, en fait, à une quelconque différenciation sexuée d’origine génétique, mais bien à l’effet direct de pulsions comportementales différentes…

Ainsi, ces chercheurs m’ont-ils confié leur raisonnement selon lequel les hommes aiment et fréquentent avant tout de grands espaces libres, pauvres en forêts, et donc riches en CO2 (selon les conclusions qui précèdent). Ils ne vont plus en effet que très rarement à la chasse sous les futaies et préfèrent largement la pelouse dégagée d’un stade ou la nudité bitumineuse d’un circuit automobile.

Les femmes, quant à elles, et toujours selon mes amis australiens, savourent toujours des ambiances plus « bocagères », voir « florales », et subiraient donc ainsi de plein fouet une concurrence d’absorption « oxycarbophile » de la part des végétaux (qu’elles adorent), comme d’ailleurs de la part de leur propre compagnon (qu’elles adorent aussi… en principe… / note de l’auteur).

Et nos deux chercheurs australiens de renchérir, devant ma stupeur, en me livrant en toute primeur les résultats provisoires d’une enquête officieuse qu’ils avaient eux-mêmes réalisée, la semaine précédente, auprès de jeunes femmes dans les rues de Camberra !

A la question suivante : « Si l’accroissement du taux de CO2 atmosphérique a bien un effet fertilisant sur la croissance des arbres, tout comme sur celle de votre petit ami, pensez-vous que les performances respiratoires de ce dernier, et celles de vos plantes vertes préférées d’ailleurs, puissent à terme provoquer chez vous, Madame, par une sorte d’asphyxie oxycarbonique, la perte de quelques centimètres et de quelques kilos ? »

Vous m’en croirez si vous voulez, mais à cette extraordinaire question, 87 % des jeunes femmes ainsi interrogées auraient répondu à nos deux chercheurs, sans s’être concertées : « Vous nous pompez l’air !». C’est sans conteste édifiant !

Édifiant sans doute, car « pomper l’air », vous en conviendrez, est bien l’enjeu climatique majeur des prochaines décennies !

On ne saura donc jamais assez remercier les communautés scientifiques et féminines de Sydney et Camberra si l’on peut effectivement démontrer, que pour relancer la croissance, il suffit de sortir du bois et d’y tenir par contre bien à l’abri nos délicieuses compagnes !

Claude Roy

Pendant un moment d’égarement du CLUB des Bioéconomistes

(1er avril 2017)