24 - cop 21 tour effeil

26.09.2014

Paris 2015… les vrais enjeux du climat

En septembre 2012, le président de la République avait fait part de la candidature de la France pour accueillir en 2015 cette échéance majeure que sera la 21 Conférence sur le climat, faisant suite au Protocole de Kyoto. Elle sera organisée à Paris, sur le site du Bourget. La France a choisi de placer cette conférence sous le signe de l’exemplarité environnementale, et mettra en œuvre notamment un programme d’action permettant de réduire au maximum l’impact de la réunion sur le plan des consommations de ressources naturelles (eau, déchets, énergies) et des émissions de gaz à effet de serre. La France a engagé sa transition écologique et énergétique avec pour objectif de réduire sensiblement ses propres émissions de carbone qui sont déjà, par habitant, parmi les plus faibles des pays développés (notamment grâce à notre infrastructure nucléaire). La France travaille étroitement par ailleurs avec les pays en développement, par le biais de son aide au développement, pour favoriser des transitions vers des économies sobres en carbone. Au sein de l’Union européenne, la France défend une position « climatique » ambitieuse, axée sur un objectif de – 40 % d’émissions de gaz à effet de serre en 2030, puis de – 60 % en 2040 (par rapport à 1990). Cette position s’appuie, dans notre pays, sur une forte maîtrise de l’énergie (en particulier dans les transports et l’habitat) et sur un développement intense des énergies et matériaux renouvelables (biocarburants, bioénergies, éolien, solaire, biomatériaux, chimie du végétal). La bio-économie, comme l’agriculture et la forêt, a donc toute sa place dans cette stratégie (et même plus qu’on ne l’imagine), comme le Président de la République l’a d’ailleurs rappelé lors de ses voeux à la Nation du 31 décembre 2013. Un rapport récent remis au Ministre de l’Agriculture vient d’ailleurs confirmer ce rôle majeur de l’agriculture. Cette conférence sur le CLIMAT devra marquer une étape décisive dans la négociation du futur accord international pour l’après-2020, avec comme objectif que tous les pays, dont les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre – pays développés comme pays en développement – soient engagés par un accord universel contraignant sur les objectifs et les actions à conduire. La France souhaite un accord applicable à tous, suffisamment ambitieux pour permettre d’atteindre l’objectif visé des « deux degrés » maximum de réchauffement à la fin du siècle, et doté d’une force juridique contraignante. L’accord devra enfin mettre en œuvre un changement de paradigme, prenant également en compte le défi climatique comme une opportunité de créations d’emplois et de richesses, d’invention de nouveaux modes de production et de consommation. C’est aussi le défi que contribue à relever la bio-économie, et que le CLUB des Bio-économistes s’attache à populariser en mettant en avant le rôle essentiel de l’agriculture et de la sylviculture de production, avec leurs filières aval, dans la prévention des dérives climatiques et de la raréfaction des ressources fossiles. Le CLUB des Bio-économistes / C. Roy