IAR

20.02.2015

Les bio-raffineries demain en Europe ! (2015)

Organisé par la Commission Européenne et l’INRA à Bruxelles, un colloque avait  permis, en 2014, de faire le point et d’échanger sur les concepts et les développements des bio-raffineries, dont la France possède notamment le plus bel exemple en Europe, à Pomacle, dans la Marne, grâce à l’action continue et remarquable des coopératives agricoles, des industriels et du pôle de compétitivité IAR (Industries Agro-Ressouces), lequel allie les régions Champagne Ardenne et Picardie.

Pour appuyer et commenter ces échanges bruxellois, nous devons élargir la vision « bioéconomique » de ces nouveaux concepts industriels que sont les bioraffineries.

Le développement de procédés avancés de bio-raffinage est en effet d’une cruciale importance pour l’édification d’une économie bio-sourcée en Europe. La filière support principale dépend notamment, encore aujourd’hui, de l’amidon et des matières premières à base de sucres, mais aussi des oléagineux. Mais elle s’élargit progressivement vers la transformation de la cellulose et des bio-déchets.

En effet, des bio-raffineries dites « avancées », qui sont fondées sur la transformation de matières premières non alimentaires (cellulose de deuxième génération d’abord) se développent aussi depuis quelque temps, y compris en xylo-chimie, (comme en France avec la bio-raffinerie landaise de Tartas, du groupe canadien TEMBEC ). 

De même, des « bio-raffineries de déchets et de sous produits » se révèlent désormais  « au grand jour ». C’est notamment le cas des  50 distilleries vinicoles françaises, qui transforment et valorisent les marcs et les lies pour de multiples débouchés, dont les carburants et la chimie. Ces PME vertueuses sont d’ailleurs constamment à la source de nombreuses innovations particulièrement intéressantes.

L’Europe et les Etats Membres doivent alors veiller à ce que ces bio-raffineries, qu’elles soient agro-industrilelles, xylochimiques ou liées à la viticulture par exemple, puissent atteindre une échelle commerciale optimale et puissent affirmer leur compétitivité à un horizon de temps raisonnable, sans subir de contraintes réglementaires excessives.

A SUIVRE…